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Perdu dans le bon sens

Belstaff a discuté avec les jumeaux Turner pour tout savoir sur leur dernière aventure sur l'équivalent écossais de la route 66, la route 500.

À mesure que les mois se sont succédé, Ross et Hugo Turner ont commencé à modérer leurs projets de voyage en faveur d'une épopée plus proche de chez eux. Direction, la route 500 en Écosse.

Un départ en décembre, un mois que la plupart aurait évité quand on part pour le grand nord afin d'explorer la côte ciselée de la Grande Bretagne, était un moyen certes inhabituel mais conforme à une année qui le fut tout autant. Imaginez un paysage où la lumière du jour se fait rare et où le soleil d'hiver qui reste bas irise de couleurs chatoyantes chaque point de vue. Pour les jumeaux, ce voyage leur rappela certaines vérités que les globe-trotteurs chevronnés ont parfois tendance à oublier : l'aventure et l'exploration commencent parfois au pas de la porte. Quand nous avons organisé notre vidéoconférence avec les frères Hugo et Ross, cette notion a été notre porte d'entrée.

« Quand vous voulez partir à l'aventure, il ne faut pas nécessairement aller très loin », sourit Hugo. « L'Écosse est un lieu sauvage et peut sembler très reculé. On a tort de penser qu'il faut voyager à l'autre bout du monde pour se retrouver dans un monde sauvage. »


Ces jumeaux de 32 ans se sont fait un nom en partant pour des expéditions lointaines et ambitieuses. Tout récemment, les frères se sont rendus au Mauvais pôle (également appelé le Pôle d'inaccessibilité du continent nord-américain). À vélo. Cet exploit rejoint une flopée similaire d'aventures impressionnantes qu'ils ont à leur actif.


« Le Royaume-Uni est tellement accessible et jouit d'un environnement exceptionnel, que ce soit la route 500, la Région des Lacs ou le Pays de Galles. Certaines régions sont tout simplement incroyables à explorer et sont super accessibles, notamment à vélo. Des endroits comme l'Écosse ont tout ce qu'il faut. Sa majesté est absolument à couper le souffle. »

Durée de la vidéo
Niveau sonore

Les fans de Belstaff se souviennent peut-être du voyage de ces frères en 2018, quand ils ont rejoint depuis Londres la péninsule ibérique en moto électrique. Si l'Écosse n'était pas un candidat sérieux autrefois, faisant pâle figure à côté des régions plus méridionales, ils ont depuis lors goûté aux avantages de se rendre à deux pas de chez eux.


Si le son d'un moteur à essence crée d'habitude une toile de fond hypnotique aux moments de méditation sur la moto, les jumeaux y ont à nouveau renoncé en faveur d'un mode de transport plus écologique. Prenant exemple sur le récent livre (qui n'a pas encore été publié) d'Ewan McGregor et de Charley Boorman, les frères ont choisi deux Harley-Davidson LiveWire.


« Nous faisions du 50 km/h dans Glen Coe, visières remontées, en discutant tranquillement », se rappelle Ross. « Il y avait des cerfs et des biches partout. C'était tout simplement extraordinaire. Le silence a du bon. »


“Mais il n'y a pas que le paysage et le silence qui ont du bon. Un petit luxe est bien souvent un remontant bienvenu dans la drôle de monotonie de la vie quotidienne. Mais une semaine (ou plus) sur la route a également de quoi briser le quotidien. C'est la deuxième nature des Turner, selon les dires d'Hugo, tout en prodiguant un conseil essentiel pour faire ses bagages :


« On aime l'état sauvage. Cela ne me dérange pas de porter les mêmes vêtements pendant une semaine. Mais on emporte toujours trop avec soi. Alors, on procède en trois étapes. Tout d'abord, on prépare tout ce qui pourrait éventuellement nous être utile. Ensuite, on trie et on supprime peut-être un tiers de ce dont on pense avoir besoin. Enfin, si vous y arrivez, vous vous débarrasserez d'encore plus d'équipement. »


« Dans un voyage comme celui-ci, vous n'avez pas envie de porter de nouveaux vêtements chaque jour. Cela n'a aucun intérêt. Un T-shirt peut être porté trois ou quatre jours d'affilée. C'est marrant, cela fait partie de l'expérience. Au fil des ans, nous nous sommes améliorés et avons finalement trouvé l'équipement et les vêtements qui nous convenaient. »

« L'avantage des vestes que nous avions, » explique Hugo, qui nous fait remarquer qu'ils les portaient aussi en Espagne. « c'est qu'elles conviennent parfaitement à l'été au Royaume-Uni, aux sommets des Pyrénées en France, mais également aux averses en Écosse. Pas besoin de prendre deux ou trois vestes. Un bon équipement facilite vraiment la vie. »


« Quand on analyse ses caractéristiques et son équipement protecteur, je ne pense pas qu'il existe une autre veste qui apporte une telle valeur ajoutée ou qui soit aussi durable », affirme Ross. « Nous garderons ces vestes pendant vingt ou trente ans, si cela se trouve, et elles auront toujours leur aspect actuel. »


Pour les aventuriers de leur acabit, l'équipement est l'un des seuls conforts matériels qu'ils s'autorisent, mais pour une bonne raison.


« Rester quelque part, même si c'est sympa, ce n'est pas le genre d'échappatoire que l'on recherche », explique Ross. « Sous tente, la réalité change complètement. Quand vous revenez, vous sentez que vous avez fait une vraie pause. »

La saison les ayant empêchés de dormir sous tente, les frères ont cherché des cabanes en bois et des baraques dans la forêt pour se reposer.


« Vous traversez tous ces endroits merveilleux, en vous imprégnant de la nature, et les gens que vous rencontrez en chemin vous racontent des histoires qui donnent une nouvelle dimension à votre voyage », se remémore Hugo. « Partir de chez soi, rencontrer de nouveaux visages, c'est ce changement de décor qui crée véritablement l'aventure. Malgré la distanciation sociale, nous avons rencontré des personnes tout à fait intéressantes pendant ce voyage. »


Vous pourriez penser (parfois à raison) que des aventuriers professionnels comme Hugo et Ross ne vivent pas comme nous lorsqu'ils sont sur la route. Mais ce n'est pas le cas pour les jumeaux Turner.


« Nous ne tournions pas un film », insiste Hugo. « Nous partions à l'aventure. Et il se trouve qu'une équipe de tournage nous a suivis. »